Le 150e anniversaire de la mort de Saint Eugène de MAZENOD

 

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Célébrée à Marseille le Samedi 21 Mai 2011.

 

 

Le diocèse de Marseille a célébré le samedi 21 Mai 2011, les 150 ans de la mort de Mgr Eugène de MAZENOD, canonisé le 3 décembre 1995. Il était un évêque passionné par l’Evangile, attaché à son peuple, aussi à l’aise avec les prélats romains qu’avec les poissonnières du port.

 

Avec les Oblats de Marie Immaculée

Saint Eugène de Mazenod et Marseille

 

Le symbole le plus évident de sa présence à Marseille est Notre Dame de la Garde : Eugène de Mazenod oeuvra pour la construction du nouveau sanctuaire dont il posa la première pierre le 11 septembre 1853. Le deuxième signe est la cathédrale de la Major et les quelques quarante églises construites, élargies ou renouvelées durant son épiscopat. Mais si nous avons la tentation de penser que sa plus grande préoccupation était la construction d’églises, nous n’avons rien compris de cet Aixois devenu Marseillais, qui a donné sa vie pour son peuple.

Un père pour son diocèse

Pour comprendre Saint Eugène, il faut commencer par retenir la devise de son blason de celui qui fut vicaire général du diocèse de Marseille de 1823 à 1837, et évêque de 1837 à 1861 : « Il m’a envoyé prêcher la Bonne Nouvelle aux pauvres. ». Car les gens de Marseille, et en particulier les plus délaissés, étaient le principal souci de sa vie. Au moment de sa nomination comme évêque, il déclarait : « Il faudra que je m’attache à ce peuple comme un père à ses enfants. Il faudra que mon existence, ma vie, tout mon être lui soient consacrés ». Et il l’a fait pendant 24 ans. Comme premier pasteur du diocèse, il a compris qu’il avait été « placé par Jésus-Christ à la garde du bercail, chargé de l’instruire, de le nourrir, de l’édifier ».

Faire connaître et aimer Jésus-Christ

Sa préoccupation était de faire découvrir aux Marseillais « qui est le Christ et de les aider à entrer dans une relation vivante avec lui. Pour les instruire, il a publié un catéchisme, écrit plusieurs lettres pastorales chaque année et insisté sur la prédication des missions paroissiales régulières et la formation du clergé. Il était également attentif à la qualité des célébrations liturgiques, à l’adoration eucharistique et à la connaissance de la Parole de Dieu.

Vers la fin de sa vie, il répétait à ses diocésains : « Nous nous occupons vivement des moyens d’assurer votre sanctification qui est, devant Dieu, ce que nous avons le plus à cœur, parce que, outre notre affection paternelle envers vous et la charité de Jésus-Christ qui nous presse, votre sanctification est la volonté même de Celui qui nous a placés auprès de vous pour que nous y contribuions de toutes nos forces ».

Proche des pauvres

Marseille était la deuxième ville de France et, pendant son épiscopat, la population a presque doublé, passant de 147.000 habitants en 1837 à 260.000 en 1861. Beaucoup de ces nouveaux arrivants, venus de France ou d’ailleurs, avaient pensé y trouver une vie meilleure. Mais c’était souvent la misère qui les attendait. Le cœur de l’évêque leur était ouvert, non seulement par ses prédications, mais par ses actions. Il essayait d’être proche de tous, et en particulier des plus pauvres. Chaque matin, son bureau leur était ouvert. Les pages de son journal décrivent la misère de ses visiteurs : « Je dois le conseil comme le secours, chacun a le droit d’être écouté de son pasteur ». Mgr de Mazenod était souvent sur le Vieux-Port pour rencontrer la population, il allait au domicile des malades et des moribonds pour les confirmer, visitait les institutions et les paroisses. Son usage de la langue provençale l’a fait aimer des Marseillais. « Oh ! combien je bénis Dieu de savoir parler la langue de ceux que j’ai le devoir d’instruire, et qui m’écoutent, parce qu’ils me comprennent ». Ses rapports chaleureux avec les gens du port, et les poissonnières en particulier, témoignent de sa capacité à les comprendre et à être proche d’eux.

Les prédications et les œuvres.

Eugène de Mazenod ne se contentait pas de prêcher l’Evangile en paroles. Il était convaincu de la nécessité de le traduire en œuvres de charité pour soulager la misère des pauvres. Dans une lettre pastorale de 1847, il fait un résumé de ses dix premières années d’épiscopat : « Admirez comme ces œuvres se multiplient. Que d’institutions nouvelles qui ont un objet  autrefois inconnu ! L’enfance, la vieillesse, le malade, le pauvre, l’ouvrier courbé du matin au soir sous le poids du jour et de la chaleur, l’innocence en péril, le vice dégoûtant et travaillé du remords, le jeune prisonnier déjà initié aux habitudes qui font les scélérats, le grand coupable aguerri dans le crime, le riche lui-même, souvent si indigent devant Dieu à son lit de mort : la charité embrasse tout ; et, pour des besoins nouveaux : secours spirituels, secours corporels, pain de l’âme, pain du corps…Tous les genres de biens sont prodigués au nom de Jésus-Christ ».

Les fondations.

Son but était que les gens soient des instruments de la charité entre eux. En 1838, il écrit après une visite à un malade : « Toujours je suis édifié de ces pauvres demeures où gît la misère servie par la charité la plus empressée. C’est chose vraiment admirable de voir tant de braves gens accourir auprès des malades de leur quartier pour leur prodiguer leurs soins ». Durant son épiscopat, il a connu cinq épidémies de choléra. Et il a bien compris son devoir de rester au milieu de son peuple : «  Les ravages du choléra n’exigeaient pas seulement qu’on apportât un réconfort spirituel et moral, il fallait que la religion eût l’initiative dans le soulagement qu’il serait à propos de procurer aux pauvres malades ». Comme pasteur, il s’occupait des besoins spirituels des mourants et des nécessités matérielles de leurs proches.

Pour assurer les œuvres de la charité, il a invité dix huit congrégations religieuses à s’installer à Marseille et il a aidé à en fonder neuf nouvelles, notamment les Sœurs de Marie Immaculée pour les jeunes aveugles et la Société du Sacré- Cœur de Jésus-Enfant (Timon-David).

Durant tout son épiscopat, Eugène restera supérieur général des Oblats de Marie Immaculée, qu’il a crées. Une congrégation en plein expansion à Marseille, en France et sur tous les continents.

Coup de mistral et bon cœur.

Saint Eugène était un homme passionné de Jésus-Christ, avec un cœur grand comme le monde. Mais il était bien connu à Marseille pour ses accès de colère et d’impatience, suivis par l’accalmie et la douleur d’avoir blessé quelqu’un… Pourtant ce caractère « vif et impétueux », comme il le reconnaissait lui-même, a eu un aspect positif, lui donnant la capacité de lutter avec énergie comme protecteur des pauvres et de leurs droits, de s’opposer à des édiles anticléricaux et même aux gouvernements, toujours pour le bien de son diocèse. Le Père Timon-David, qui l’a bien connu, le décrivait ainsi : « Voilà le coup de mistral du Marseillais. Voici maintenant le bon cœur. »

Un saint proche.

Avec la canonisation d’Eugène de Mazenod, l’Eglise nous a donné un saint comme modèle et intercesseur très particulier pour la population de Marseille. Il est toujours présent dans ses œuvres. Et, dans le contexte actuel de grande précarité d’une partie de la population, il nous donne du curage pour annoncer un Evangile qui est d’abord un Evangile pour les pauvres.
 

                                                                                                          Frank Santucci, o.m.i.

 

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« Eugène de Mazenod nous parle »

www.eugenedemazenod.net/fra

 

La journée du 21 Mai 2011 « Sur les pas d’Eugène de MAZENOD » a démarré par un accueil à 9 H à l’église Saint Ferréol (vieux port de Marseille).

 

A 9 H,30 les pèlerins, en différents groupes, sont allés sur les lieux symboliques de la ville : vieux port, calvaire des Accoules, Veille Charité, quartier du Panier … où leur est exposé un aspect du charisme et de l’œuvre d’Eugène de MAZENOD.

 

A 13 H. repas à l’IRSAM, chez les sœurs Marie-Immaculée sous N.D. de la Garde

 

Début d’après-midi : montée à N.D. de la Garde.

 

16 H,30 à la cathédrale de la Major, Eucharistie présidée par Mgr PONTIER, en présence des Cardinaux Roger ETCHEGARAY et Bernard PANAFIEU, des vicaires généraux des diocèses d’Aix-Arles et de Marseille, du Supérieur Général des Missionnaires des Oblats de Marie Immaculée.

 

Notre Association a participé à toute cette journée. En effet, lors de notre assemblée générale de fin janvier 2010, nous nous étions mis sous la protection de ce grand Saint Provençal.

                                                                                                                      Bernard Pey.

 

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Mgr Pontier le 4e en partant de la gauche, puis les cardinaux Etchégaray, et Panafieu.
Aux deux extrémités, à gauche Denis Honorat, vicaire Général de Marseille et à droite le Père Isoard, vicaire Général d'Aix-Arles
et à la droite de Pontier le Supérieur Général des Oblat de Marie-Immaculée.

 

Dans le cadre de Marseille Provence 2013 capitale européenne de la culture

 Projet  labellisé  par  Marseille Provence 2013,

Capitale européenne de la culture

 

Un  Grand Provençal

Eugène DE MAZENOD

12 Janvier 2013 à  9 Heures

 

Bibliothèque ALCAZAR

Salle de conférence

Cours Belsunce

 

(Entrée au Nord du parking de la Bourse)

Programme :

 

9 H 00 - Accueil

9 H 30 - Ouverture par le Père Michel COURVOISIER, O.M.I. du colloque dont il sera le modérateur

 

L’amour du large : entreprendre et bâtir

 

9 H 35 - Eugène de Mazenod, visionnaire de Marseille

Michel COURVOISIER, O.M.I.

 

10 H 05 - La Major et Notre Dame de la Garde, phares de Marseille

Rémy KERTENIAN, historien de l’art, Direction des Affaires culturelles de Toulon.

 

10 H 40 - Pose

 

L’amour du proche : être de quelque part

 

10 H 50 - Le lien de Mazenod à la culture provençale

Blandine CHELINI-PONT, maître de conférences en histoire, Aix-Marseille Université.

 

11 H 25 - Les langues et les cultures locales dans le travail des O.M.I.

Joseph YACOUB, professeur honoraire de l’Université catholique de Lyon, spécialiste des

minorités dans le monde, des peuples autochtones, et des Chrétiens d’Orient.

 

12 H 00 - interventions des personnalités.

 

12 H 15 - rencontre apéritive entre les conférenciers et le public.

 

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Dimanche 13 Janvier 2013 - 10 H 30 -  Messe en Provençal à N.D. de la Major

avec participation de nombreux groupes folkloriques Provençaux qui organiseront ensuite une grande farandole.

 

 

 

 

 

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